XV de France. Le cri du cœur de Jean-Baptiste Gros en dit long sur son état d'esprit et ses ambitions

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Décidément, la tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande fait saliver les cadres des Bleus. Après les prises de parole de Grégory Alldritt et Romain Ntamack, c'est au tour de Jean-Baptiste Gros d'ouvrir la porte à une participation au voyage au bout du monde. Le pilier gauche du RC Toulon ne cache pas son envie : s'il est appelé, il ira. Et plutôt deux fois qu'une. Mais comme pour ses coéquipiers chez les Bleus, ce n'est pas lui qui décide. Sans parler du fait que sa présence dans l'hémisphère sud est liée aux performances de Toulon cette saison. Et vu la forme des Varois en 2024/2025, il se pourrait bien que le RCT joue les prolongations. "C'est quand même le pays du rugby" Dans un entretien accordé au Midi Olympique, le Toulonnais n'a pas fait dans la langue de bois : "Si j'ai le choix, j'aimerais évidemment en être ! Ça semble incroyable comme expérience et c'est quand même le pays du rugby." Une déclaration pleine de fraîcheur, qui illustre à la fois son attachement au maillot bleu et sa passion intacte pour le jeu. À 25 ans, Jean-Baptiste Gros revient fort. Longtemps dans l'ombre de Cyril Baille, il a retrouvé son niveau et s'impose comme une valeur sûre dans la rotation du staff tricolore. Pour certains, il est même passé devant le Toulousain, profitant la blessure de ce dernier pour s'installer dans la peau du titulaire. Avec la récente tactique mise en place par le sélectionneur avec sept avants sur le pré, le Toulonnais a pu donner toute la pleine mesure de son talent. En sachant que les copains prendrait le relais aux alentours de la 50e.  "Tout ce que je veux, c'est jouer" À l'image d'un groupe France avide de titres mais conscient que la route vers la Coupe du monde 2027 en Australie est encore longue, Gros avance avec humilité. Il sait que rien n'est acté : "Mais ce n'est pas moi qui vais prendre la décision. Comme l'a dit le staff, tout dépendra de notre forme à la fin de la saison." Une chose est sûre, sa motivation est intacte : "Personnellement, je ne ferme la porte à rien. Tout ce que je veux, c'est jouer, jouer, jouer." Cette envie, ce feu intérieur, c'est aussi ce qui l'a aidé à se relever après des saisons complexes. Un mental solide, forgé sur les pelouses du Top 14. A Toulon, le numéro 1 lui appartient. Mais chez les Bleus, Gros comme les autres Tricolores font face à une concurrence de tous les instants. Damian Penaud en a fait les frais cet hiver. Mais cette politique de l'homme en forme semble tirer tout le monde vers le haut. Et si Gros est pour l'heure dans le XV de départ, il sait que la place ne lui est pas réservée pour autant. Une tournée sous haute intensité Face aux All Blacks, les Bleus savent qu'ils ne partiront pas en vacances. Cette tournée s'annonce intense, formatrice, et potentiellement révélatrice pour certains joueurs. Voir des leaders comme Alldritt, Ntamack ou Gros afficher leur volonté d'y participer donne le ton : la Nouvelle-Zélande sera un vrai test... et une vraie opportunité. Que ce soit avec les habituels cadres ou bien avec une équipe développement.  Le sélectionneur tricolore a annoncé la couleur : l'objectif est à long terme. Et si battre les All Blacks chez eux serait un énorme signal envoyé aux autres candidats pour le titre mondial, il ne garantit pas de soulever le trophée en 2027. L'Irlande en sait quelque chose. Elle qui a remporté la tournée au pays du long nuage blanc en 2022 avant de perdre en quart de final du Mondial 2023 face aux Néo-Zélandais. Une leçon qui doit aussi servir aux Bleus.

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