Les Sale Sharks et leur pack à faire pâlir les Springboks peuvent-ils (vraiment) inquiéter le Stade Toulousain ?

https://www.lerugbynistere.fr/photos/yt-16-09-22-1383.jpg

Un jour de 2021, au détour d'une interview axée autour de sa carrière quand la notre débutait à peine au Rugbynistère, Sébastien Chabal nous confiait en live : "à Sale, quand on gagne le titre en 2006, on avait un pack de malade. Ce n'était pas forcément les joueurs les plus connus, mais avec notre 8 de devant, tu pouvais voyager serein." Au milieu des années 2000, dans la mêlée du "Grand Sale", on trouvait en effet des durs au mal comme Jason White, Andrew Sheridan, Seb Bruno, Dean Schofield, Magnus Lund ou le barbu le plus célèbre du monde du rugby, donc. Près de 20 piges plus tard, le club de la plus grande agglomération du nord-ouest de l'Angleterre n'a plus sa stature d'antan. VIDÉO. En 2008, Chabal chauffait les épaules et retournait l'énorme Koyamaibole comme une crêpe Mais les Sharks, depuis plusieurs saisons maintenant, semblent perpétuer la tradition d'un 8 de devant façon monstre à 16 pattes. Toujours dotés d'un fort accent sud-africain, les hommes de la banlieue de Manchester disposent encore de la plus grande colonie sud-af' du vieux-Continent. Du Du Preez, du Curry, du Cowan-Dickie Parmi elle, citons les jumeaux les plus costauds de la planète rugby, Jean-Luc et Dan Du Preez, mais aussi le Rynhardt Elstadt local Ernst Van Rhyn (1m94 pour 117kg), ou Hyron Andrews, l'ancien des Sharks. Ajoutée aux épais Anglais qui composent ce pack comme les frères Curry, la poutre Johnny Hill (2m02 pour 122kg) ou le droitier gallois Will Griff John (1m88 pour 128kg) - qui devait bien s'entendre avec Camille Chat lors de son passage au Racing - cette garniture très dense fait du pack de Sale un sacré client qu'il vaut mieux apprendre à contourner. Ntamack et Willis de retour : la composition probable du Stade Toulousain en 8ème de Champions Cup Chose que sait généralement bien faire le Stade Toulousain, dès lors qu'il est dans l'avancée. Ainsi, les coéquipiers de Romain Ntamack devront d'abord tenir la dragée haute et fatiguer ce paquet d'avants "so big", avant de pouvoir déployer le jeu. Un défi qui devrait plaire à Jack Willis, Many Meafou et consorts, pas trop du genre à se défiler devant qui que ce soit. D'autant que pour sa (probable) seule réception de la phase finale de Champions Cup, Toulouse voudra très certainement mettre les petits plats dans les grands. Et tout le monde sait qu'à ce jeu, un bon festin commence devant…

×